Page:Œuvres complètes de François Villon.djvu/024

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 Aussi preux que fut le grand Charles, 
 Conceuz en ventre nuptial,
 Bons comme fut sainct Martial.
 Ainsi en preigne au bon Dauphin;
 Je ne luy souhaicte autre mal,
 Et puys paradis a la fin.
 X.
 Pour ce que foible je me sens,
 Trop plus de biens que de sante,
 Tant que je suys en mon plain sens,
 Si peu que Dieu m'en a preste,
 Car d'autre ne l'ay emprunte,
 J'ay ce Testament tres estable
 Faict, de derniere voulente,
 Seul pour tout et irrevocable:
 XI.
 Escript l'ay l'an soixante et ung,
 Que le bon roy me delivra
 De la dure prison de Mehun,
 Et que vie me recouvra,
 Dont suys, tant que mon cueur vivra,
 Tenu vers luy me humilier,
 Ce que feray jusqu'il mourra:
 Bienfaict ne se doibt oublier.


 _Icy commence Villon a entrer en matiere
 pleine d'erudition et de bon scavoir._


 XII.
 Or est vray qu'apres plaingtz et pleurs
 et angoisseux gemissemens,