Page:Œuvres complètes de François Villon.djvu/029

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 Qui est remply sur les chantiers, 
 Car de la panse vient la danse.
 XXVI.
 Bien scay se j'eusse estudie
 Ou temps de ma jeunesse folle,
 Et a bonnes meurs dedie,
 J'eusse maison et couche molle!
 Mais quoy? je fuyoye l'escolle,
 Comme faict le mauvays enfant...
 En escrivant ceste parolle,
 A peu que le cueur ne me fend.
 XXVII.
 Le dict du Saige est tres beaulx dictz,
 Favorable, et bien n'en puis mais,
 Qui dit: "Esjoys-toy, mon filz,
 A ton adolescence; mais
 Ailleurs sers bien d'ung autre mectz,
 Car jeunesse et adolescence
 (C'est son parler, ne moins ne mais)
 Ne sont qu'abbus et ignorance."
 XXVIII.
 Mes jours s'en sont allez errant,
 Comme, dit Job, d'une touaille
 Sont les filetz, quant tisserant
 Tient en son poing ardente paille:
 Lors, s'il y a nul bout qui saille,
 Soudainement il le ravit.
 Si ne crains rien qui plus m'assaille,
 Car a la mort tout assouvyst.