Page:Œuvres complètes de François Villon.djvu/090

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 CLI. 
 Or sont-ilz mortz, Dieu ayt leurs ames!
 Quant est des corps, ils sont pourriz.
 Ayent este seigneurs ou dames,
 Souef et tendrement nourriz
 De cresme, fromentee ou riz,
 Leurs os sont declinez en pouldre,
 Auxquelz ne chault d'esbat, ne riz...
 Plaise au doulx Jesus les absouldre!
 CLII.
 Aux trespassez je fais ce lays,
 Et icelluy je communique
 A regentz, courtz, sieges et plaids,
 Hayneurs d'avarice l'inique,
 Lesquelz pour la chose publique
 Se seichent les os et les corps:
 De Dieu et de sainct Dominique
 Soient absolz, quand ilz seront mortz


[modifier] RONDEAU OU BERGERONETTE

 Au retour de dure prison,
 Ou j'ay laisse presque la vie,
 Se Fortune a sur moy envie,
 Jugez s'elle fait mesprison!
 Il me semble que, par raison,
 Elle deust bien estre assouvie,
 Au retour.