Page:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu/30

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XII AVERTISSEMENT

2 vol. in-8, Paris, Didot, 1851) reproduisit encore le texte de 1659, mais en donnant les variantes des éditions antérieures. En 1867, Lesieur indiqua la véritable méthode à adopter : reproduire le texte de l’édition princeps et signaler dans les variantes les modifications apportées dans les éditions in-12 et in-8° (Texte primitif des Lettres Provinciales de Blaise Pascal, d’après un exemplaire in-4 (1656-1657) ou se trouvent des corrections en écriture du temps, édition contenant outre ces corrections toutes les variantes des éditions postérieures. Paris, Hachette, 1867, grand in-8°). L’auteur eut le tort de donner dans son texte, à côté des variantes des imprimés, des modifications sans autorité inscrites par un lecteur sur un exemplaire de l’édition princeps.

Les éditeurs ultérieurs suivirent le principe de Lesieur ; nous n’avons pas à insister ici sur les commentaires ni sur les indications de sources qui recommandent les publications d’Ernest Havet (Paris, Delagrave, 1885, 2 vol. in-8°), de Derôme (Paris, Garnier, 1885-1886, 2 vol. in-8°), de Faugère (Paris, Hachette, 1886 et 1895, 2 vol. in-8°, le second est posthume); nous mentionnerons d’une façon toute spéciale celle de Molinier (Paris, Lemerre, 1891, 2 vol. in-8°), dont le texte est établi d’après les principes de la meilleure érudition, et dont la documentation est très riche 1 .

Nous avons dans notre introduction à la première Provinciale (cf. infra p. 101, sqq.) essayé de montrer dans quelles conditions se présentait, pour les Provinciales, la recherche d’une édition princeps, et quelles variantes typographiques, si l’on nous permet l’expression, il était possible de relever dans les divers tirages. Mais, pour ne pas égarer notre lecteur sous un amas d’indications insignifiantes, nous


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1. Notre édition doit beaucoup à ces ouvrages antérieurs, et plus particulièrement aux deux derniers que nous venons de citer. Nous devons signaler aussi les remarquables éditions partielles auxquelles demeurent attachés les noms d’Henry Michel (Paris, Belin) et de Ferdinand Brunetière (Paris, Hachette, 1894).