Page:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu/41

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INTRODUCTION XXIII

avec passion à la politique plus prudente et plus souple d’Arnauld et de Nicole ; avec l’appui de Domat, il engage contre eux une vive et pénible discussion.

Puis c’est l’épreuve suprême : le moment où Pascal comprend que la volonté de Dieu n’est pas qu’il achève l’Apologie du Christianisme ; il accepte « comme un enfant » la décision du Père. Il avait pris conscience que par la grandeur de l’esprit il était à une distance infinie du commun des hommes ; mais cette conscience même ne devait lui servir qu’à mesurer la distance infinie où l’esprit demeure par rapport à la charité qui vient de Dieu. Il meurt sur cette parole : que Dieu ne m’abandonne jamais .


DEUXIÈME PARTIE

LES PROBLÈMES HISTORIQUES ET CRITIQUES

Pascal, non l’écrivain, mais l’homme, tel est le titre d’une leçon que Vinet, il y a une soixantaine d’années, consacrait à Pascal, et qui a été conservée dans ses Études sur Blaise Pascal 1. L’homme, plus encore que l’écrivain, a été l’objet d’une inlassable attention.

Aux monographies que nous avions signalées dans l’ Introduction de notre première série 2 sont venus s’ajouter: D’abord et particulièrement précieuse pour l’époque que nous étudions, la troisième partie du grand ouvrage de F. Strowski : Pascal et son temps, les Provinciales et les Pensées 3 ;

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1. 3e édition, p. 304 et suiv.

2. Cf. supra T. I, p. XX.

3. Troisième édition remaniée et complétée. Plon, Nourrit et Cie , 1913. Du premier volume la quatrième édition revue et corrigée a paru en 1909, et du second volume la troisième édition en 1910. Parmi