Page:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu/55

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INTRODUCTION XXXVII

que nous empruntons à une étude récente de M. Karl Weiss, professeur à l’Université de Graz : P. Antonio de Escobar y Mendoza als Moraltheologe, in Pascals Beleuchtung und im Lichte der Wahrheit auf Grunde der Quellen (Fribourg in Brisgau, 1911) : « Quotiescumque sese mihi res offert quæ apud civilis aut canonici juris interpretes pœnalis dicitur, vel quæ ad odia, non favores spectat, tunc ex duabus Problematis contrariis sententiis eam amplector, quæ est benignior ac mitior juxta regulam juris : Odia sunt restringenda 1 . »

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1. p. 105. Cf. Brunetiere, Introduction à l’édition classique d’un choix de Provinciales, p. XIII : « Combien n’ont-ils pas tort, s’écrie Escobar, dans le Préambule de sa grande Théologie morale, ceux qui se plaignent qu’en matière de conduite, les docteurs leur produisent tant et de si diverses décisions ! Mais ils devraient plutôt s’en réjouir, en y voyant autant de motifs nouveaux de consolation et d’espérance. Car la diversité des opinions en morale, c’est le joug du Seigneur rendu plus facile et plus doux ! Ex opinionum varietate, jugum Christi suavius deportatur. Et il dit encore plus loin, d’une manière qu’on croirait ironique et presque voltairienne, si d’ailleurs sa vertu, sa sincérité, sa piété ne nous étaient connues : La Providence a voulu, dans son infinie bonté, qu’il y eût plusieurs moyens de se tirer d’affaire en morale, et que les voies de la vertu fussent larges, patescere, afin de vérifier la parole du Psalmiste : Vias tuas, Domine, demonstra mihi. » — Un écrit qui a été inséré dans le Recueil des Réponses aux Provinciales (1657) et qui est intitulé : RESPONSE D’UN THEOLOGIEN AUX PROPOSITIONS extraites des Lettres des Jansénistes par quelques Curez de Rouen, présentée à Messeigneurs les Evesques de l’Assemblée générale du Clergé, invoque sur ce point le texte suivant de « Monsieur du Val... excellent homme, qui a remply la chaire de la Sorbonne l’espace de quarante ans avec cette haute réputation qui le fait vivre encore après sa mort... : Multi conqueruntur nescientes, propter magnam doctorum inter se adversantium multitudinem, cui parti adhærere : deberent tamen ipsi potius hac de re Deo gratias agere. Cum enim in diversis Opinionibus aliæ sint aliis mitiores, possunt in iis eam, quæ est illis favorabilior, ut infra patebit, amplecti : adeo ut hæc opinionum multitudo, ut ait Sancius disp. 44 n. 40. ostendat jugum Christi esse suave, et onus ejus leve. Duvallius tract, de huma. actio. quæst. 4. pag. 115. columna I . »