Page:Abadie - L’Angelus des sentes, 1901.djvu/65

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L’heure des larmes


Près de moi, la Forêt palpitante pleurait.
Son cœur sombre épanchait, comme une urne qu’on pend
Des larmes que buvaient les camomilles blanches,
Et, prosterné d’amour, j’ai dit à la Forêt :
                                           
— « Vierge aimante, toi dont les gestes de lumière
Ont pavoisé d’éclairs plus doux l’azur vieilli,
Tu charmes les oiseaux aux portes des rivières,
Ta robe porte un printemps d’aube dans ses plis.