Page:Adhémar - La philosophie des sciences et le problème religieux.djvu/18

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Il y a une soudure, mais le point de séparation n’est pas dissimulé par elle.

Et combien les fausses évidences et certain esprit géométrique un peu raide risquent de devenir dangereux dans la Mécanique !

En faut-il un exemple ?

Il semblait bien « naturel » d’admettre l’indépendance des effets des forces. Cela paraît conforme à ce qui se passe dans les machines et cela conduit à une construction géométrique très simple : « le parallélogramme des forces ». Cette conception simple, cette forme mathématique commode avaient fait ériger l’Indépendance des effets en Principe absolu, intangible.

Il paraissait « évident ».

Or, M. H. Poincaré a remarqué que le Principe semble en défaut dans certain phénomène électrique !

De même, le Principe de l’égalité de l’action et de la réaction aurait pu être tenu pour certain, pour évident, pour « démontrable » même, par quelques-uns. — Il n’en est rien, car M. H. Poincaré a prouvé qu’il n’y a là qu’une définition (3).

Le prétendu Principe est une partie de la définition de la force.

Il serait inutile d’insister, mais retenons seulement ceci : Les Principes de la Mécanique sont bien, en un sens, le résidu, la quintessence (4) d’innombrables expériences. Mais ces résidus ne