Page:Adhémar - La philosophie des sciences et le problème religieux.djvu/24

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


La théorie de l’émission et celle des ondulations conduisent à des conclusions contradictoires relativement à la vitesse de la lumière. D’après la première, la vitesse serait plus grande dans l’eau que dans l’air. Foucault a prouvé par l’expérience que la lumière se propage moins vite dans l’eau que dans l’air (5).

Ce fut la condamnation définitive de l’ancienne théorie d’émission.

Une image assez bonne du phénomène ondulatoire acoustique nous est donnée par ces petits bourrelets circulaires d’eau qui s’agrandissent en s’affaiblissant progressivement à la surface d’un bassin, dans lequel nous avons jeté une pierre.

Mais, dans l’ondulation optique, la vibration serait, au contraire, transversale, perpendiculaire au rayon — en sorte que nous pouvons nous représenter un rayon lumineux comme un ruban d’éther agité, se déroulant droit devant lui, en serpentant.

L’éther vibrerait comme une corde, fixée par une extrémité, tendue primitivement, et à l’autre extrémité de laquelle on imprimerait une secousse brusque perpendiculaire à la direction primitive. L’on voit alors la corde dessiner des ondulations dans un plan.

L’éther, fluide répandu partout, dans les espaces interplanétaires comme dans les corps solides, serait élastique comme l’acier et si léger