Page:Adresse à l'Assemblée nationale pour les citoyens libres de couleur, des isles & colonies françoises 18 octobre 1789.djvu/9

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berté n’eſt que le droit de dominer, ſans partage, ſur les autres hommes.

Les Colons blancs ont agi conformément à ce principe ; & tel eſt encore aujourd’hui le mobile conſtant de leur conduite.

Ils ſe ſont arrogé le droit de s’aſſembler & d’élire des Repréſentans pour les Colonies.

Exclus de ces Aſſemblées, les Citoyens de Couleur ont été privés de la faculté de s’occuper de leurs intérêts perſonnels, de délibérer ſur les choſes qui leur ſont communes, & de porter, à l’Aſſemblée-Nationale, leurs vœux, leurs plaintes & leurs réclamations.

Dans cet étrange ſyſtême, les Citoyens de Couleur ſe trouveroient repréſentés par les Députés des Colons blancs, quand il eſt conſtant, d’un côté, qu’ils n’ont point été appellés à leurs Aſſemblées partielles, & qu’ils n’ont confié aucun pouvoir à ces Députés ; & que, d’un autre côté, l’oppoſition d’intérêts malheureuſement trop