Page:Adresse pour les nègres détenus en esclavage 1793.djvu/19

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proclamation de la liberté, et en détruisant les motifs qui les divisent. Que la commisération de la plus belle contrée de l’univers, touche enfin vos âmes ! les sentimens d’humanité se réveilleront par-tout à votre exemple. Eux, leurs femmes, leurs enfans, vont enfin trouver un asyle, et la paix que rien ne peut troubler dans un état, quand on est frères et amis.

Ainsi un décret confirmatif, à l’appui de ceux déjà rendus, fera rentrer tout dans une égalité utile et indispensable ; à quoi nous concluons que la présente soit rédigée en motion par votre comité de législation, et sur icelle rendu un décret, qui déclare libre tout habitant des colonies françaises, soumises à la république, et sous la protection de ses loix, ainsi que ceux qui s’en seront absentés et qui y resteront : enfin, que l’esclavage est aboli pour tous les nègres des colonies françaises : que désormais aucun maître n’aura droit sur ces hommes, qu’en ce qui sera convenu de gré à gré pour leur salaire et leur travail ; et pour que personne n’en ignore, que copie de la présente soit imprimée et envoyée de suite aux commissaires civils, représentans de la république en Amérique, à chaque communauté et cantons, afin de disposer les uns et les autres à l’amitié, qui doit désormais régner entre tous.

Par ce moyen, vous vous couvrirez d’une