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La
Prose de Jean Aicard


INTRODUCTION


La Prose de Jean Aicard qui parait aujourd’hui fait suite à La Poésie de Jean Aicard qui a paru l’an dernier. Les deux volumes sont conçus dans le même esprit : ils donnent, non pas des fragments choisis, mais — à part quelques exceptions — des pièces complètes dont chacune forme un tout. De plus, le présent volume est fait, aux trois quarts, d’œuvres inédites, articles publiés par divers journaux ou études manuscrites.

Je n’ai pas à refaire ici la notice que j’ai écrite pour La Poésie de Jean Aicard ; il me suffit de donner quelques indications sur les chapitres qui vont suivre et de compléter ainsi le portrait d’un des écrivains les plus attachants de notre époque.

On lira d’abord quelques pages de souvenirs personnels. Ils esquissent un contraste entre l’éducation tyrannique du lycée et l’éducation de plein air que donnait le grand-père au fond des bois, en face de la mer.

Éducation de poète assurément qui laisse pénétrer son imagination par les spectacles colorés et les arômes vivifiants de