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cet Ouvrage, que non-seulement ce prétendu principe est encore inutile dans ce cas, mais que l'application en est insuffisante & pourroit même être fautive.
23. Il n'est pas inutile de remarquer que quand on a d'abord l'équation entre
&
en termes finis, & qu'on en tire par la différentiation à l'ordinaire l'équation
, la valeur de
qu'on trouve par ce calcul est précisément celle de
, véritable différence seconde de
; on pourroit d'abord douter[1],
- ↑ Il suffit pour former ce doute de se rappeller le principe d'après
lequel on trouve les différences secondes. Supposant
(Pl. V. fig. 2) &
une fonction de
que je représente par
; pour avoir
on suppose que
devienne
, & alors
étant
, on a
en négligeant les quantités infiniment petites du second ordre & des ordres ultérieurs. Ensuite pour avoir
on suppose dans la valeur de
que
devienne
, & on néglige dans ce calcul les quantités infiniment petites du troisieme ordre & des ordres ultérieurs pour avoir la valeur de
, ensorte qu'on prend pour
la différence entre cette valeur de
, & celle qu'on a trouvé pour
. Mais il faut remarquer que puisque dans la valeur de
on a négligé les quantités du second ordre, cette omission peut influer sur la différence cherchée des lignes
,
, laquelle différence est infiniment petite du second ordre, par conséquent on n'est en droit de conclure que
est égal à la valeur de
, qu'autant qu'on aura fait voir que l'omission dont il s'agit, ne produit dans le calcul qu'une erreur infiniment petite au-dessous du second ordre.Pour y parvenir nous allons d'abord démontrer une proposition que notre Auteur a donnée dans ses recherches sur le systême du monde. Soit
une fonction de
,
étant une quantité très-petite dont on suppose que
augmente, on aura.
&c.
étant le coefficient de
dans la différentiation de
, &
celui de
dans la différentiation de
. Car si on suppose
& qu'on différentie en supposant
constant (ce qui est permis ici, puisqu'on suppose que
ne croît actuellement que de la quantité
) on aura
; soit
, on aura
; soit
, on aura
, donc en continuant de la même maniere, on aura
&c.
&c.Cela posé,
étant
on a
&c.
&c.Donc


ou
ou
.Mais par les méthodes ordinaires du calcul différentiel, on auroit


donc
ou
ou
.Donc le
que donne le calcul différentiel est en effet la vraie valeur de
.
(Pl. V. fig. 2) &
une fonction de
; pour avoir
on suppose que
, & alors
, on a
en négligeant les quantités infiniment petites du second ordre & des ordres ultérieurs. Ensuite pour avoir
on suppose dans la valeur de
, ensorte qu'on prend pour 
une fonction de
,
étant une quantité très-petite dont on suppose que
augmente, on aura.
&c.
étant le coefficient de
dans la différentiation de
, &
celui de
& qu'on différentie en supposant
; soit
, on aura
; soit
, on aura
, donc en continuant de la même maniere, on aura
&c.
&c.
étant
on a
&c.
&c.

ou
ou
.
