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A LA COUR DE FÉDÉRIC 5
cates attentions d’un monarque ne les laissent pas plus insensibles que de simples mortels, peut-être moins encore, car par leurs doctrines, par leur rôle, par la persécution qui les frappait dans leur patrie, ils étaient plus disposés que d’autres à se montrer nattés des honneurs qu’on leur rendait à l’étranger et à laisser déborder leur reconnaissance en témoignages souvent excessifs.
Nous publions intégralement le journal de d’Alembert en Prusse, tel qu’il existe dans le manuscrit de la Bibliothèque nationale’. Nous l’avons fait précéder d’un court récit destiné à rappeler au lecteur les événements qui ont provoqué le voyage du philosophe. Fidèle à l’usage que nous avons adopté, nous avons intercalé entre les lettres les renseignements de nature à éclairer le lecteur sur les événements auxquels il est fait allusion.
1. Bibl.nar.Mss.Recueil de pièces,F.fr.,15230