Page:Allais - Le Boomerang.djvu/52

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liers… si ce n’est pourtant de les descendre.

Il refrappe.

— Garçon !… En mettant bout à bout tous les escaliers que j’ai montés et descendus depuis quelques semaines je pourrais sûrement escalader l’Olympe ! (Il s’interrompt.)

— Tiens, un vers ? Il déclame avec affectation :


Je pourrais, sûrement, escalader l’Olympe !


Ça n’est pas un très beau vers, mais c’est un vers. (Il frappe de nouveau plus fort sur le guéridon.)

— Garçon !…

Si ce garçon tarde encore à venir, il ne trouvera à ma place qu’un cadavre desséché.

Le garçon, finalement, apparaît.

Et le dialogue s’engage entre le Pauvre Bougre et lui sur un ton semi-badin, semi-sérieux, comme il convient au genre féerique, mélange de foi naïve et de léger scepticisme :