Page:Allais - Vive la vie.djvu/152

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balleur, pétard de Dieu ! me présenta à son lieutenant, un joyeux drille terriblement calembourgeois, et à son sous-lieutenant, un jeune officier plein d’avenir.

Ces messieurs furent charmants. Nous voilà devenus tout de suite des camarades.

Lemballeur, en attendant le déjeuner, tint à me faire visiter le jardin du fort, un jardin où il poussait des carottes, pétard de Dieu ! grosses comme ça, et des choux épatants, mon cher !

Puis, j’eus à considérer les lapins du fort, de rudes lapins à vrai dire, et les poulets du fort, volailles à nulles autres secondes.

On m’avait réservé, pour la fin, le spectacle du cochon du fort, un cochon nommé Auguste, qui était l’objet de l’idolâtrie de toute la compagnie.

À franchement parler, ce cochon me parut ressembler à tous les autres cochons du monde, mais devant l’enthousiasme de ces