Page:Anatole France - Les Désirs de Jean Servien.djvu/22

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


en l’écartant doucement. Il alla dire à sa tante :

— « Comme elle sent bon, la dame ! »

La Servien murmura que les grandes dames ne valaient pas mieux que les autres et qu’elle s’estimait plus, avec sa jupe de mérinos, que toutes ces mi­jaurées en falbalas.

Elle ajouta :

— « Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée. »

Mais Jean ne comprenait pas ce langage. Cette soie parfumée qui avait effleuré sa joue lui laissa le sou­venir doux et vague d’une caresse dans une appa­rition.

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils