Page:Angellier - Le Chemin des saisons, 1903.djvu/18

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LA GRÊLE.



Les légers grêlons de la grêle
Bondissent sur le bord des toits ;
Leur chute claire s’amoncèle.
Au pied des murs, en tas étroits ;

Parfois, se heurtant aux parois,
Un grain rejaillit et sautèle
Sur les pavés mouillés et froids,
Comme une blanche sauterelle.

Le sol un instant étincelle,
Argenté de ce fin gravois ;
Les légers grêlons de la grêle
Bondissent sur le bord des toits.