Page:Angellier - Le Chemin des saisons, 1903.djvu/205

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Le jardin n’a plus que des chrysanthèmes !
Nous devinerons les profonds poèmes
        D’obscure douleur,
Qui vivent au fond de ces douces âmes,
Dont l’effort d’aimer éclate en des flammes
        Qui sont sans chaleur.

Quand le soir hâtif emplira la chambre,
Nous regarderons ces fleurs de Novembre,
        Ces fleurs de souci,
Ces fleurs sans espoir, comme des emblèmes ;
Le jardin n’a plus que des chrysanthèmes,
        Et nos cœurs aussi !