Page:Annales de l universite de lyon nouvelle serie II 30 31 32 1915.djvu/420

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


au désir d’embellir ou de modifier la réalité. Comme si cette innovation ne suffisait pas, Jane Austen donne à ses héroïnes un charme dont personne avant elle n’avait su parer la femme sans l’élever au-dessus du commun niveau de l’humanité. Et c’est peut-être là le plus rare mérite des héroïnes qu’elle façonna, — nous aimons à le penser, — un peu à son image, que de plaire, non point par l’intelligence ou la beauté, mais seulement par la simplicité, la gaieté et la grâce.