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Pour remédier à ce vice, je propose de prendre pour modèle l'impression du journal de Berlin, selon le texte et les notes; car quelque parti que Ton veuille prendre, on sentira les yeux attaqués par la lecture de ceux dont nous avons parlé plus haut, tandis qu'ils seront considérablement fortifiés parcelle de ces derniers (1).

(1 ) Parmi les accidents maladifs des yeux (non pas les maladies proprement dites), j'en ai éprouvé un qui m'a affecté pour la première fois dans ma quarantième année ; ensuite, à des intervalles d'une année, et qui main­tenant m'arrive plusieurs fois dans la même année. Voici quel en était le symptôme : Lorsque je lisais sur une feuille, tout à coup toutes les lettres devenaient confuses, et à cela s'ajoutait une certaine faiblesse de la vue qui me les rendait entièrement illisibles. Cet état, qui ne durait pas plus de six minutes, eût été très dangereux pour un prédicateur habitué à lire son discours sur des feuilles ; mais pour moi, qui exposais de tête, après suffisante préparation, mes matières de logique ou de métaphysique, il ne me donnait aucun souci, si ce n'est que cet accident pouvait être l'a-vant-coureur de la cécité. Je suis maintenant rassuré là-dessus; puisque ces accidents se renouvellent encore maintenant plus souvent qu'autre­fois, et que je conserve dans un bon état l'œil qui m'est resté (car j'ai perdu la vue de l'œil gauche il y a environ cinq ans), et je ne m'aperçois nullement que la vue s'en affaiblisse. — Lorsque ce phénomène se pré­sentait ainsi, je prenais le parti de fermer les yeux, et même d'appliquer mes mains sur les paupières, pour empêcher plus complètement la lu­mière extérieure; alors je voyais des étincelles blanches, comme phos­phorescentes, qui, dans l'obscurité, dessinaient sur la feuille que je vou­lais lire une figure analogue au dernier quartier qui est représenté sur l'almanach, ayant néanmoins le bord convexe découpé, qui s'obscurcis­sait insensiblement, et cessait dans le temps susdit. Je voudrais bien savoir si cette observation a été faite par d'autres, et comment ce phéno­mène, qui doit avoir son siège non pas proprement excité dans les yeux, puisque leurs mouvements ne déterminent pas^celui de l'image, toujours aperçue à la même place, mais bien dans le sensorium commune, je voudrais savoir, dis-je, comment tout cela peut être expliqué (1). Il est rare aussi de pouvoir perdre un œil ( dans un espace de temps d'en­viron trois ans), sans en faire la remarque.

(1) Ce vice de la vue se présente sans doute assez souvent, et appartient à l'espèce générale : Visu» confusus ». pervertit», parce qu'il ne prouve encore aucune perte dans les forces visuelles, mais seulement leur perversion. Je l'ai connu moi-même quelquefois périodiquement, et celui qui est décrit dans le journal de M. Herz, sous le titre de faux vertige, lui est très ressemblant. Sa cause est le plus souvent une ancienne irrita­tion, par exemple un état inflammatoire du sang, l'irritation goutteuse ou gastrique, ou bien encore la faiblesse. H.