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XXIV. De la Princesse Krivobokaia

(Reçue 15 août.)
Chère Comtesse,

Je viens d’arriver à Pétersbourg, et de fatigue je ne sens plus mes pieds. J’ai trouvé Olga en très bonne santé, mais elle a une horrible peur de l’accouchement : c’est pourquoi il m’est absolument impossible d’aller, même pour quelques heures, vous faire visite à Peterhoff. Soyez aimable comme toujours et venez dîner chez moi demain : nous parlerons longuement.

Ne pourriez-vous pas, chère Comtesse, me prendre Naditchka pour une ou deux semaines et la garder chez vous à Peterhoff jusqu’à l’accouchement d’Olga ? vous m’obligeriez beaucoup. N’ayez pas peur de son caractère : elle n’est insupportable qu’avec moi ; chez