Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 1.djvu/400

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ASTRONOMIE POPULAIRE.

timètres un appareil qui sert à changer son ouverture ; c’est un diaphragme carré dont on peut faire varier la diagonale depuis une longueur de 27 millimètres divisée en mille parties, jusqu’à 0. Avec l’ouverture entière de mille parties, je vois les étoiles de neuvième et même de dixième grandeur ; ces étoiles disparaissent, et successivement celles des ordres supérieurs, à mesure que je rétrécis l’ouverture. J’ai comparé le 23 avril 1786, avec cet instrument, Arcturus et quelques étoiles qui en sont voisines. Voici le résultat de ces comparaisons :

Nombre des parties comprises
dans la diagonale du carré.
Arcturus disparaît à 
12
Régulus à 
29
β du Lion à 
39
η du Bouvier à 
51
La Chevelure de Bérénice à 
175

« Cet instrument donne des différences assez grandes pour mériter le nom de photomètre. »

Cette dernière remarque de Kôhler peut être acceptée, pourvu que l’on entende seulement déduire de son instrument l’ordre de grandeur des étoiles. Si l’on voulait passer au rapport numérique de ces grandeurs d’après celui des surfaces des portions de l’objectif que le diaphragme laisse à découvert, on se tromperait probablement beaucoup, à cause des influences que les bords de ce diaphragme exercent sur la marche des rayons et sur les diamètres des images.

Pour déterminer les intensités comparatives de différentes étoiles, on a imaginé divers moyens de réduire leurs lumières jusqu’à ce qu’elles ne produisissent plus