Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/64

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Le Chœur

à Dikæopolis. Ô le meilleur des hôtes, aide-le dans le transport, et jette où tu voudras ce sykophante bon à tout.



Dikæopolis

J’ai eu bien de la peine à empaqueter ce maudit scélérat. Allons, Bœotien, emporte ta poterie.



Le Bœotien

Viens ici, et baisse ton épaule, Ismènikhos.



Dikæopolis

Veille à la porter avec précaution. En réalité, tu ne porteras là rien de bon ; fais-le toutefois. Tu gagneras à te charger de ce fardeau. Les sykophantes te porteront bonheur.



Un Serviteur de Lamakhos

Dikæopolis !



Dikæopolis

Qu’y a-t-il ? Pourquoi m’appelles-tu ?



Le Serviteur

Pourquoi ? Lamakhos te prie de lui céder, moyennant cette drakhme, quelques grives pour la fête des Coupes, et, au prix de trois drakhmes, une anguille du Kopaïs.



Dikæopolis

Qui est ce Lamakhos avec son anguille ?



Le Serviteur

Le terrible, l’infatigable, qui agite sa Gorgôn et qui remue les trois aigrettes dont il est ombragé.