Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/134

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LYSISTRATA. 131 LE cuotun 0Es EEMMEs. Je t’arr0se, pour que tu reverdisses. LE ci-i©EuR DES VIEILLARDS. Mais je suis sec et tout grelottant. LE c1~ioEUa DES FEMMES. Eh bien, puisque tu as du feu, tu te réchaufferas. UN rnoisounos. Quels bruyants éclats a produits cette orgie féminine, et ces tambourins, et cette troupe bachique, et ces la- mentations sur la terrasse en l’h0nneur d’Adônis, que j’entendais, l’autre jour, du lieu même de l'assemblée! Dèmostratos, cet homme digne de malemort, disait qu’il fallait cingler vers la Sikélia, et sa femme criait en dan- sant: « Aie! Aie! Adônisl » Dèmostratos disait qu’il fal- lait lever des hoplites à Zakynthè, et _sa femme, prise d’ivresse, sur la terrasse, criait : « Pleurez Adônis! » Et cet infâme Kholozygès, ennemi des dieux, s’épuisait en efforts. Voilà jusqu’où sont allés leurs déréglements. LE cnolsun DES VIEILLARDS. Que serait-ce, si tu savais quelle a été leur insolence? Entre autres outrages,elles nous ont inondés de l’eau de leurs cruches à ce oint u’il nous faut secouer nos vê- 7 P q tements comme si nous les avions mouillés d’urme. LE 1>aonouLos. Par Poséidon, souverain de la mer! c’est justice: car nous nous faisons les complices de la perversité des