Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/138

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LYSISTRATA. Igî LE c1~ioEuR ots rEMMEs. Mais, mon cher, il ne faut 'pas se hasarder légèrement ai porter la main sur autrui. Si tu le fais, tu ne manqueras pas d’avoir les yeux pochés. J’aime à rester paisiblement chez moi, comme une jeune fille, sans faire de mal a per- sonne, sans déranger même un fétu, mais il ne faut pas, comme une guêpe, m’exciter et m’irriter. LE cuotun nes VIEILLARDS. De par Zeus! quel moyen de venir à bout de ces bêtes sauvages? C’est intolérable. Mais il te faut pourtant exa- miner avec moi leur cas pathologique et dans quelle in- tention elles se sont emparées de la citadelle de Kranaos, aux énormes rochers, de l’inaccessibIe Akropolis, du temple sacré. Questionne-les, sois peu crédule, use de tous les moyens. Ce serait une honte de ne pas donner de solution à une telle affaire, à cause de notre insouciance. LE Pnonounos. Or, de par Zeus! je désire savoir, avant tout, pour- quoi vous avez ainsi barricadé notre citadelle avec des poutres. LYSISTRATA. Afin de mettre l’argent en sûreté et de vous ôter tout sujet de guerre. LE Pnosoutos. · C’est donc pour l’argent que nous faisons la guerre? Lvs1s·rnATA. Et que tout le reste est désordre, que Pisandros a de