Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/141

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


ISS LYSISTRATA. LE PROBOULOS. Mais d’ou vous est venue l’idée de vous mêler de la guerre et de la' paix? LYSISTRATA. ` Nous le dirons. LE rnououtos. Dis-le tout de suite, pour n’avoir pointà en gémir. Lvs1s·r MTA. Ecoute, et tâche de contenir tes mains. LE rnonounos. Je ne puis : j’ai trop grand’peine à retenir ma colere. 1>1<EM1E1aE FEMME. Tu n’en gémiras que davantage. LE PROBOULOS. Dis donc, la vieille, garde pour toi ce croassement. (A Lysistrzzta.) Et toi, parle. LYSISTRATA. i Je le Fais. Précédemment, pendant la dernière guerre, nous avons supporté, de toute notre modération, ce que vous autres hommes vous avez fait. Vous ne nous per- mettiez pas le moindre grognement; et cependant vous n’aviez pas de quoi nous satisfaire, nous qui savions bien a quoi nous en tenir. Souvent, au logis, nous apprenions que vous aviez pris des résolutions sinistres sur quelque grande affaire. Alors, cachant notre douleur sous un sou- rire, nous vous demandions : « Qu’est-ce qu’on a décidé