Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/146

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LYSISTRATA. I4; charges, les mettre à part et leur tondre la tête; ensuite les jeter dans une corbeille, pour faire la conciliation, cardant ensemble métèques, étrangers, amis, débiteurs du Trésor, tout cela pêle-mêle. Et, de par Zeus! quant aux villes peuplées de colons de ce pays, les regarder comme autant de pelotons offerts à nos mains, chacunà part, et alors, de cet amas, prendre un peloton, en tirer _ le HI et n’en faire lus u’un seul afin d’en former une P Cl > grosse pelote qui serve a tisser une laena pour Demos. tn rrnonoutos. N’est-il pas étrange qu’elles nettoient et pelotonnent tout cela, elles qui n’ont aucune part a la guerre? Lvsisrnrra. Mais, cependant, maudit homme, ne portons-nous pas plus que le double du fardeau? Et, cl’abord, nous enfan- tons des Els pour les envoyer dans les rangs des hoplites. tra rnonoutos. Tais-toi : ne rappelle pas nos malheurs. tvsisrmu. Ensuite, au lieu de nous livrer au plaisir et de jouir de notre jeunesse, nous couchons seules à cause du service militaire. Et encore laissons de côté ce qui nous re- garde; mais il y a des jeunes filles qui vieillissent dans leur couche, et je m’en afflige. LE rnonoutos. Est-ce que les hommes ne vieillissent pas aussi? tvsisrmra. Mais, de par Zeus! ce n’est pas la même chose. Un