Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/205
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EURIPIDÈS.
Te vois-tu ?
MNÉSILOKHOS.
De par Zeus ! ce n’est pas moi ; c’est Klisthénès.
EURIPIDÈS.
Lève-toi, que je te brûle les poils : penche-toi.
MNÉSILOKHOS.
Malheur des malheurs ! je vais être pourceau.
EURIPIDÈS.
Qu’on m’apporte de l’intérieur une torche ou une lampe ! Penche-toi. Prends garde à l’extrémité de la queue.
MNÉSILOKHOS.
Oui, de par Zeus ! Mais tu me brûles. Malheur à moi ! De l’eau ! de l’eau ! voisins, ou mon derrière va prendre feu.
EURIPIDÈS.
Courage !
MNÉSILOKHOS.
Courage, quand on m’incendie ?
EURIPIDÈS.
Allons donc ! ce n’est pas une affaire pour toi : le plus pénible est fait.
MNÉSILOKHOS.
Hélas ! quelle suie ! Je suis tout noir dans la région des fesses.