Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/47

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Evelpidès, du dême de Krios.


la huppe.

Bonne chance à tous les deux !


pisthétæros.

Nous acceptons l’augure.


la huppe.

Entrez donc.


pisthétæros.

Allons. Toi, sers-nous de guide.


la huppe.

Allez.


pisthétæros.

Hé ! hé ! l’ami ! reviens vite sur tes pas. Voyons, voyons, dis-nous un peu. Comment, moi et mon compagnon, vivrons-nous avec vous la gent ailée, étant tous deux sans ailes ?


la huppe.

Facilement.


pisthétæros.

Vois maintenant comme dans les fables æsopiques il est dit que le renard fit un jour imprudemment société avec l’aigle.


la huppe.

Ne crains rien. Vous mangerez d’une certaine racine qui vous donnera des ailes à tous les deux.