Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/87
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Tu te moques de moi, c’est évident. Toutefois, je ne cesserai point, sache-le, que je n’aie des ailes pour voler à travers les airs.
un sykophante.
Quels sont ces oiseaux indigents, au plumage bigarré ? Dis-le-moi, hirondelle aux ailes étendues et tachetées.
pisthétæros.
Le fléau qui surgit n’est pas mince : voici quelqu’un qui vient ici en fredonnant.
le sykophante.
Hirondelle aux ailes étendues et tachetées, je t’appelle une seconde fois.
pisthétæros.
C’est à son manteau qu’il m’a l’air de chanter un skolie ; il semble avoir besoin du retour des hirondelles.
le sykophante.
Où est celui qui donne des ailes aux arrivants ?
pisthétæros.
Le voici ; mais il faut dire pour quel usage.
le sykophante.
Des ailes, il me faut des ailes : ne m’en demande pas davantage.