Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/154

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LE MAGISTRAT.

Quel autre moyen de nous mettre à l’abri de toute insulte ?


LYSISTRATA.

Nous vous protégerons.


LE MAGISTRAT.

Vous ?


LYSISTRATA.

Oui, nous.


LE MAGISTRAT.

C’est pitoyable.


LYSISTRATA.

Eh bien, bon gré, mal gré, nous vous défendrons.


LE MAGISTRAT.

C’est affreux.


LYSISTRATA.

Tu te fâches ; il faut cependant bien en passer par là.


LE MAGISTRAT.

Par Cérés, c’est insupportable.


LYSISTRATA.

Le point essentiel, mon ami, est de se sauver.


LE MAGISTRAT.

Et si je ne le veux pas ?


LYSISTRATA.

Raison de plus, précisément à cause de cela.


LE MAGISTRAT.

Mais d’où vous est venue l’idée de vous mêler de la guerre et de la paix ?


LYSISTRATA.

Nous te le dirons.