Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/167

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LYSISTRATA.

Non, tu ne le prépareras pas. Tu n’aurais pas plus tôt commencé, qu’une autre en voudrait faire autant.


CHŒUR DE FEMMES, LYSISTRATA, TROISIÈME FEMME.



TROISIÈME FEMME.

Ô divine Lucine, retarde le moment de mes couches jusqu’à ce que je me sois rendue dans un lieu profane !


LYSISTRATA.

Quelle plaisanterie fais-tu là ?


TROISIÈME FEMME.

Je vais, je vais accoucher.


LYSISTRATA.

Tu n’étais pas enceinte hier.


TROISIÈME FEMME.

Et je le suis aujourd’hui. Laisse-moi, ô Lysistrata, aller trouver au plus vite l’accoucheur chez moi.


LYSISTRATA.

Quel conte nous fais-tu là ? Qu’as-tu là de dur ?


TROISIÈME FEMME.

Un garçon.


LYSISTRATA.

Ce n’est certes pas vrai. Tu me parais avoir quelque chose de creux : c’est de l’airain. Je le saurai sans délai. Ô imbécile ! Tu as un casque consacré à Pallas, et tu te dis grosse !


TROISIÈME FEMME.

Oui, par tous les dieux, je suis grosse.