Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/427

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porte, ou je vais mourir étendu sur ce seuil. Je veux, ô ma douce amie, prendre près de toi les vifs ébats du plaisir. O Cypris, pourquoi me transporter ainsi pour elle ? Permets-le, je t’en conjure, ô Amour, et fais qu’elle vienne partager ma couche. Mais tout cela est faiblement exprimé, eu égard à ma position. Pour toi, ô mes délices, je t’en prie, ouvre-moi et embrasse-moi, car je languis pour l’amour de toi. toi qui m’es plus chère, même que le plus joli bijou d’or, ô rejeton de Cypris, favorite des muses, élève des grâces, minois voluptueux, ouvre et embrasse-moi, car je languis pour l’amour de toi.

PREMIÈRE VIEILLE.

Hé, hé, qu’as-tu à frapper ? Me veux-tu quelque chose ?

LE JEUNE HOMME.

Rien du tout.

PREMIÈRE VIEILLE.

Tu frappais cependant à la porte.

LE JEUNE HOMME.

Je veux plutôt mourir.

PREMIÈRE VIEILLE.

Qu’es-tu donc venu chercher avec ton flambeau ?

LE JEUNE HOMME.

Je suis venu chercher un Anaphlystien[1].

PREMIÈRE VIEILLE.

Lequel ?

LE JEUNE HOMME.

Ma foi celui qui voudra se prêter à tes goûts : c’est sans doute ce que tu attends.

  1. Il y a là un jeu de mots obscène.