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LIVRE II, CH. IX, S ^. JA5
��CHAPITRE IX.
��Ou plaifdr. L'étude du plaisir se rattache étroitement à l'étude du bonheur. — Théories diverses qui nient que le plaisir soit un bien. Enumération des arguments sur lesquels ces théories s'appuient. Réfutation de ces arguments. — Le plaisir n'est pas une génération. — Le plaisir n'est pas à condamner d'une manière absolue, parce qu'il y a des plaisirs mauvais. Il faut en conclure seulement qu'il y a des plaisirs de différentes espèces. Le plaisir n'est pas un mal, parce que tous les êtres le recher- chent. — Le plaisir, loin d'être un obstacle à l'activité, l'excite au contraire très-souvent. — Le plaisir n'est pas le bien su- prême ; mais il n'en pas moins un bien. — La raison n'est pas seule à nous guider à la vertu; ce qui nous y porte d'abord, c'est une force instinctive. La raison ne vient qu'en second lieu affermir et éclairer l'impulsion naturelle qui nous pousse au bien.
��§ 1. Pour compléter toutes les théories précédentes, il nous faut traiter du plaisir, puisqu'il s'agit ici du bonheur, et que tout le monde s'accorde à croire que le bonheur est le plaisir, et qu'il consiste à vivre d'une façon qui plaît ; ou du moins que, sans le plaisir, il n'y a pas de bonheur
��Ch, IX. Morale à Nicomaqne, cl dans la Morale à Eudèrae. — Le
livre VII, ch. 11 ; Morale à Eudtme, bonheur est le plaisir. Cette théorie
livre VI, ch. 11. n'est pas tout à Tait celle d'Aristole ;
S 1. Pour comptélcr toutes les il a défendu le plaisir contre des
théories. L'ordre des matières est le attaques quiiui semblaient exagérées;
même dims la Morale à Kiconiaque mais il n'a jamais dit que le bonheur
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