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. LIVRE II, CH. XIII, g /ih. 185
et la vertu se trouvent rassemblés dans l'honnête homme. Mais en outre, nous lui voulons du bien plus particulière- ment qu'à qui que ce soit, et nous désirons vivre et vivre heureux avec lui plus qu'avec tout autre homme au monde, g 42. Une question qu'on peut soulever à propos de celle-ci, c'est de savoir s'il est possible ou s'il n'est pas possible qu'on ait de l'amitié pour soi-même. Nous la laisserons de côté pour le moment, mais nous y revien- drons plus tard. Nous voulons tout pour nous ; et d'abord, nous voulons vivre avec nous-mêmes, ce qiii est, on peut dire, une nécessité de notre nature ; et nous ne pouvons souhaiter plus vivement à personne le bonheur, la vie, le succès. § 43. D'autre part, c'est surtout avec nos propres souffrances que nous sympathisons. Le moindre choc, le moindre accident de ce genre nous arrache aussitôt des cris de douleur. Tous ces motifs pourraient nous donner à croire que l'on peut avoir de l'amitié pour soi-même, g li!i. Du reste, toutes ces expressions de sympathie, de bienveillance et autres du même genre, n'ont de sens que si on les rapporte, soit à l'amitié que nous ressentons pour nous-mêmes, soit à l'amitié parfaite ; car tous ces carac- tères, se retrouvent également dans les deux. Vivre en-
��§ 42. Qu'on ait de L'amitié pour Ions tout pour iiotm. C'est-ii-dire
soi-même. Ou : « qu'on s'aime soi- que nous i emplissons à notre propre
même. » J'ai préféré la première égard toutes les conditions voulues
locution pour conserver davantage la pour la véritable ersolide aîlection. trace des tliéories antérieures. Voir § à'-i. D'autre part. Tout en vou-
la Morale à Nicomaque, livre IX, lant différer la discussion, l'auteur
ch. 8, § 1. — Noïis y reviendrons la commence dès à présent et la
plus tard. Voir plus loin dans ce poursuit. même chapitre, § 47. — Nous vou- § Ixh. Tous ces caractères... C'est
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