Page:Audoux - Marie-Claire.djvu/239

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Je fus toute surprise de me retrouver devant la maison de la colline ; et en même temps, je m’aperçus que la neige tombait en tourmente. J’entrai dans la maison pour m’abriter, et j’allai tout de suite dans la pièce qui donnait sur le jardin.

Je cherchai à fixer ma pensée ; mais mes idées tournoyaient dans ma tête comme les flocons de neige qui paraissaient monter de la terre et tomber du ciel en même temps ; et chaque fois que je faisais un effort pour penser, ma mémoire ne m’apportait que les bribes d’une chanson que les petites filles chantaient joyeusement dans leurs rondes et qui disait :


On a tant fait sauter la vieille,
Qu’elle est morte en sautillant,
Tireli,
Sautons, sautons, la vieille !
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