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PRÉFACE DU TRADUCTEUR.

génie ; il a cherché la nature dans ses sanctuaires : la montagne, la forêt, le rivage, ont été tour à tour l’objet de son étude ; là surtout, et à la source même, il a bu l’onde pure de la connaissance et de la vérité.

Au milieu de ses courses lointaines, au sein des vastes solitudes, il se complaît parfois à s’entourer de jeunes adeptes, passionnés comme lui, pour les fleurs, les grands bois et leurs innombrables habitants. C’est à son exemple et sous ses yeux qu’ils apprennent à s’initier à cette vie de liberté, d’enchantements et de périls, et à goûter toutes les beautés d’un spectacle véritablement incomparable.

Nous n’exprimons qu’un vœu, en terminant, c’est qu’aujourd’hui, parmi eux, les leçons du maître aient pu faire école, si toutefois cette expression ne semble pas trop technique, là où, pour l’esprit de l’homme, comme pour les produits les plus splendides d’un sol vierge, il peut être bien moins question de culture et de procédés de l’art que d’une inspiration propre, et d’une fécondité toute spontanée.

Eug. Bazin.