Page:Austen - Orgueil et Préjugé (Paschoud) 1.djvu/10

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ni des autres, répliqua-t-il, elles sont sottes et ignorantes comme toutes les jeunes filles, mais Lizzy a quelque chose de plus animé que ses sœurs.

— Je ne sais quelle jouissance vous avez à rabaisser ainsi vos enfans, Monsieur Bennet ? Il semble que vous preniez plaisir à me faire de la peine. Vous n’avez aucun égard pour mes pauvres nerfs.

— Pardonnez-moi, ma chère, j’ai beaucoup de respect pour vos nerfs. Ce sont pour moi d’anciennes connaissances. Depuis vingt ans au moins, je vous en entends parler avec considération.

— Vous ne savez pas ce que je souffre !

— J’espère, ma chère, que vous vous guérirez et que vous vivrez encore longtemps pour voir beaucoup de jeunes seigneurs, jouissant de quatre ou cinq mille livres de rentes, venir s’établir dans notre voisinage.

— Il en arriveroit vingt, que cela