Page:Austen - Orgueil et Préjugé (Paschoud) 1.djvu/228

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salut, et s’en alla d’un autre côté. Mr. Collins revint alors vers Elisabeth.

— Je n’ai aucune raison, je vous assure, lui dit-il, d’être mécontent de l’accueil qu’on m’a fait. Mr. Darcy a eu l’air charmé de mon attention ; il m’a répondu avec la plus grande civilité, et même m’a fait le compliment de me dire : qu’il étoit trop convaincu de la sagesse et du discernement de Lady Catherine, pour être bien sûr qu’elle n’accorderoit jamais une faveur qui ne fût méritée. C’est réellement une belle pensée, et je suis enchanté de lui !

Elisabeth avoit tourné toute son attention sur sa sœur et sur Mr. Bingley, et les douces réflexions auxquelles ses observations donnèrent naissance, la rendirent peut-être aussi heureuse que Jane elle-même. Elle la voyoit déjà établie dans celle maison, jouissant de tout le bonheur que peut donner une