Page:Austen - Orgueil et Préjugé (Paschoud) 2.djvu/20

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lui avoit prononcé sa cousine, provenoit tout naturellement de sa modeste timidité, et de la pureté de sa délicatesse. Ce récit cependant donna quelques inquiétudes à Mistriss Bennet ; elle auroit bien voulu que ce fût comme il le disoit, un encouragement, mais elle n’osoit le croire, et se hâta de lui dire.

— Vous pouvez compter Mr. Collins, que Lizzy reviendra promptement à la raison ; je vais lui parler moi-même tout de suite ; c’est une jeune personne très-étourdie et très-entêtée, qui ne connoît point ses intérêts, mais je les lui ferai bien voir.

— Pardonnez-moi, Madame, de vous interrompre, s’écria Mr. Collins ; mais si elle est réellement si étourdie et si entêtée, je ne sais pas alors, si elle feroit une femme très-désirable, pour un homme dans une position comme la mienne, qui cherche le bonheur, dans