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LE POËTE DE COUR


couplets


POUR LA FÊTE DE MARIE ***


1824


Air de la Treille de sincérité


On achète
Lyre et musette ;
Comme tant d’autres, à mon tour,
Je me fais poëte de cour. (bis.)

Te chanter encore, ô Marie !
Non, vraiment je ne l’ose pas.
Ma muse enfin s’est aguerrie,
Et vers la cour tourne ses pas. (bis.)
Je gage, s’il naît un Voltaire,
Qu’on emprunte pour l’acheter.
Prêt à me vendre au ministère,
Pour toi je ne puis plus chanter.

On achète
Lyre et musette ;
Comme tant d’autres, à mon tour,
Je me fais poëte de cour.