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Les Caprices

EN DIZAINS

À LA MANIÈRE DE CLÉMENT MAROT



I


CONGÉ



Çà, qu’on me laisse, Amour, petit maraud.
Va ! donne-moi la paix ; je veux écrire,
À la façon de mon aïeul Marot,
Qui dans son temps n’eut jamais de quoi frire,
Quelques Dizains, car il est temps de rire.
Donc, loin de moi le vulgaire odieux !
Et d’un vaillant effort, s’il plaît aux Dieux,
J’en veux polir, dans mes rimes hardies,
Autant qu’Homère, esprit mélodieux,
En son poëme a fait de rhapsodies.