Page:Banville - La Lanterne magique, 1883.djvu/16

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de verve le morceau, si bien, selon moi, que je l’ai gardé tel quel, ne trouvant pas à y changer une syllabe. De sorte qu’à notre grand étonnement et à ma grande joie, il s’est trouvé que nous avions été deux pour achever cette frivole mais parfois divertissante besogne.

Enfin, j’aime encore les Camées parce que Théophile Gautier a écrit, dans son immortelle Notice placée en tête des Œuvres de Baudelaire, ce témoignage mille fois trop élogieux, mais si doux à mon âme, que je considère comme mon meilleur titre de noblesse. Nous trouvons, dit-il, dans les Camées Parisiens de Théodore de Banville, l’un des plus chers et des plus constants amis du poète dont nous déplorons la perte, ce portrait de jeunesse et pour ainsi dire avant la lettre. Qu’on nous permette de transcrire ici ces lignes de prose, égales en perfection aux plus beaux vers…

Quant à La Comédie Française racontée, qui termine le volume, tout le mérite de cet opuscule est dans sa naïve et parfaite innocence. C’est un petit pamphlet déjà bien vieux : Dieu veuille qu’il n’ait pas trop vieilli !