Page:Banville - La Lanterne magique, 1883.djvu/239

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38. — MADAME VICTOR HUGO

Belle comme la muse même du Romantisme, il semblait que son front grand et un peu bombé, que ses yeux si ouverts, si enflammés, si brillants sous des sourcils en arc, que son nez d’une coupe aquiline, droit pourtant, mais séparé du front par un creux décidé, que sa bouche fière, noble, vivante et souriante, et calme, que son menton où la plus belle rondeur n’exclut pas une majesté imposante, que ses joues larges aux plans superbes, que son col magnifique, impérieux, que sa hautaine chevelure noire frisée en boucles droites, que tout cet ensemble de traits robustes, caressant et d’une incroyable richesse de vie, fut l’exacte image de la poésie lumineuse, enchanteresse, mais, avant tout, guerrière et victorieuse du jeune maître qui sur les premiers exemplaires de Hernani signait implacablement Hierro.


39. — ARSÈNE HOUSSAYE

La Nature est romantique, procède par partis pris audacieux, se borne à un caractère saillant qu’elle affirme avec une profusion shakspearienne de détails, et tout au