Page:Banville - Les Belles Poupées, 1888.djvu/144

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


l’heure où son mari devait l’attendre, et elle s’enfuit à la hâte, ayant à peine pris le temps d’embrasser rapidement son amie. Cependant, la comtesse Louise restait immobile, un peu ivre, comme si elle eût avalé un trop généreux vin. Enfin, elle sortit de sa rêverie et, regardant une belle rose ouverte, qui rougissait splendidement dans un pur cristal de Venise :

— Tous les jours ! dit-elle, pensive.