Page:Banville - Petit Traité de poésie française, 1881.djvu/23

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VERS DE QUATRE SYLLABES.


Sur la colline,
Quand la splendeur
Du ciel en fleur
Au soir décline,
L’air illumine
Ce front rêveur
D’une lueur
Triste et divine [1].


VERS DE CINQ SYLLABES.


Gothique donjon
Et flèche gothique,
Dans un ciel d’optique,
Là-bas, c’est Dijon.
Ses joyeuses treilles
N’ont point leurs pareilles
Ses clochers jadis
Se comptaient par dix.


Louis Bertrand. Gaspard de la Nuit.


VERS DE SIX SYLLABES.

 
Nulle humaine prière
Ne repousse en arrière

  1. L’auteur de cette esquisse s’excuse une fois pour toutes d’être quelquefois forcé de se citer lui-même. S’étant plus qu’un autre essayé à renouveler les rhythmes anciens ou démodés, il n’a pas cru devoir se priver de détacher de son œuvre, si inférieure qu’elle soit, des exemples que les critiques les plus accrédités y avaient choisis avant lui.