Page:Banville - Petit Traité de poésie française, 1881.djvu/48

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D*ouirer le ridicule on lui fait un gri-ef : C’est grâce à ce défaut qu’il le met en re-lief. Alphonsb Pàqbs. Molière à Péxénas, Scène vu. lEL est monosyllabe dans ciel, miel, fiel; il est dissyllabe dans Ga-bri-el, A-la-ci-ely es-sen-ti-el, of-fi-ci-el, prO’Vi’denrti’elj mi-nis-té-riel. Vois l’abricot naissant, sous les yeux d’un beau ciel, Arrondir son fruit doux et blond comme le miel ; André Chbnibr. La Liberté, Idylles, m. Le FIEL dont la satire envenime ses traits. Andrb Chbnibr. Élégies, ix. Voilà ceux que le pape, en style op-pi-ci-el, Dans Rome a proclamé les défenseurs du ciel. . Barthélbmt. Au Pape, Némésis. lELLË est de deux syllabes dans ky-ri-el-le, fi-du-ci-el’le, ar-té-ri-el-le; il est d’une seule syl- labe dans nielle. Enfin la longue ky-ri-elle De tout le phébus ancien. Grbssbt. Épitre au P. Bougeant. lEUX est dissyllabe dans les adjectifs comme sou-ci-eux, dé’li-ci’euxy pi-eux, excepté dans ceux où YEUX s’écrit par un y, comme jo-yeux, gi-bo-yeux. Il est monosyllabe dans tous les au- tres mots, comme yetix, deux, mieux, pieux, adieux.