Page:Banville - Socrate et sa Femme, 1886.djvu/31
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- Mon Dracès désormais le trouvera chez lui.
- Sois béni par les Dieux, dont l’oreille m’écoute,
- Ô maître excellent, toi qui m’as fait voir ma route !
À ce moment on voit Xantippe, qui paraît sur la terrasse.
Scène VII
- Xantippe, à part.
- Que se disent-ils donc ? Ils parlent bien longtemps !
- Écoutons.
- Myrrhine, à Socrate.
- Je le sais depuis que je t’entends,
- Je puis vaincre, et je n’ai plus rien qui m’embarrasse.
- Socrate, avec bonté
- Va donc.
Myrrhine va pour sortir ; mais elle revient vers Socrate, par un vif mouvement d’admiration et de reconnaissance.
- Myrrhine.
- Bon philosophe, il faut que je t’embrasse !
Elle prend dans ses mains la tête de Socrate, et applique sur son front et sur ses joues de bons gros baisers. Xantippe entre à ce même moment et court vers Myrrhine, en proie à la plus violente fureur.
- Xantippe.
- Bon appétit, Myrrhine !
- Myrrhine, surprise
- Ah ! Xantippe !