Page:Banville - Socrate et sa Femme, 1886.djvu/47
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- À Dracès.
- Et toi, bon Dracès, prends Myrrhine par la main ;
- Savourez à longs traits, sans attendre à demain,
- Le bonheur que les Dieux offrent avec largesse,
- Et vous aurez aussi, par surcroît, la sagesse.
- Xantippe, dans les bras de Socrate. Au public.
- Tout le mal est venu de la femme. Raison
- Obscurcie, appétit du lucre, trahison,
- Coupes d’or où les vins sont mélangés de lie,
- Tout crime, tout mensonge heureux, toute folie
- Vient d’elle.
- Socrate.
- Adorez-la pourtant, puisque les Dieux
- L’ont faite.
- Après avoir rêvé.
- Et c’est encor ce qu’ils ont fait de mieux !
Le rideau tombe.
BOURLOTON. — Imprimeries réunies, B.